Dans ce chapitre sont introduits les modèles concernant la formation de la mémoire et les différents processus qui permettent de la conserver plus ou moins active. On y apprend en particulier qu’il existe deux types de mémoire (court terme et long terme) et que leur création n’est pas similaire. (Voir la liste des autres chapitres)
Ivan Pavlov a mis à jour le phénomène de réflexes conditionnés. On a pu montrer qu’il y avait création de nouvelles liaisons neuronales lors de l’apparition de ces réflexes pavloviens.
Les abeilles possèdent une mémoire du passé pour décrire l’emplacement d’une fleur dont elles reviennent. La description qu’elles en font (danse de l’abeille) se base sur le soleil et change donc en fonction de la journée. Les abeilles ont conscience du temps qui passe car si elle rentre la nuit et n’effectue sa dance que le lendemain, l’abeille aura mis à jour la danse qu’elle aurait effectué la veille. De nombreux sites très intéressant évoquent les capacités étonnantes des abeilles, et un livre recencent ce genre de fait pour d’autres animaux : The Animal Mind.
La phrénologie est la science à l’origine des neurosciences. Elle est apparue au XIXe siècle et postule que les capacités cérébrales d’un individu s’inscrivent dans la forme du crâne de celui-ci. En effet, ils pensaient que certaines fonctions cognitives se trouvaient localisées sous le crâne, et que si l’individu les développait, alors cette zone enflerait comme un muscle, et mettrait à jour des bosses. Inventée par F.J. Gall.
Donal Hebb (The Organization of Behavior) décrit la mémoire en terme de rétroaction renforçant les chemins déjà rencontrés pour améliorer la mémoire. C’est son modèle d’apprentissage qui sert à l’intelligence artificielle (Hebbian Learning).
Lors d’un K.O. (durant un combat de boxe par exemple) des millions de neuronnes ont perturbés et les liaisons modifiées. Un K.O. entraine généralement une perte de la mémoire des dernières heures (mais pas de la mémoire long terme).
Wilder Penfield a découvert que l’épilepsie corespondait à des décharges électriques incontrollées dans le cerveau. Il invente donc une méthode pour simuler les crises d’épilepsie : il va simuler le cerveau avec des aiguilles chargées électriquement. Il repère des zones dans lesquels sont situées des souvenirs.
Il existe deux types de mémoires longue : une inconsciente (reflexes moteurs) et une consciente (reconnaissance visages et noms).
Gary Lynch a montré qu’un signal électrique dans les synapses de l’hyppocampe changeaient les liaisons synaptiques. On pense donc que le processus de mémorisation est relié au branchement entre neuronnes.
[Note] Je n’ai pas beaucoup documenté ce chapitre. J’espère lire prochainement d’autre ouvrages sur la mémoire, et vous en saurez plus.